Collectionnite

août 31, 2008

Tout le monde a déjà fait la collection de quelque chose, au moins dans son enfance. Après en vieillissant, collectionner devient un plaisir ringard, d’ailleurs quand quelqu’un dit d’un autre “c’est un collectionneur” ça fait généralement penser aux vieux philatélistes ou aux cadres poussiéreux avec des papillons épinglés dessus. Un truc hasbeen quoi.

Je suis passée par l’époque des pog’s et des billes, des minéraux, un classeur Pokémon (même sans jouer, j’aimais bien l’idée d’être à la mode un peu). Plus tard, il y a eu la fameuse collection de bouteilles d’alcool vides qui ne servent strictement à rien sinon à prouver au reste du monde qu’on est cool et assez rebelz pour être saouls si jeunes. Il y a eu aussi la période Placebo, avec photos imprimées et interviews en anglais traduites par mes soins. Mais au final, ce n’étaient que de fausses collections, des choses que je rassemblais pour m’en débarrasser très vite après (j’ai toujours le classeur Placebo cela dit).

Mais je peux désormais dire que j’ai une collection, une vraie, qui s’est constituée d’elle-même sans que je m’en rende compte, jusqu’à ce qu’elle en devienne flagrante, c’est peut-être ça le vrai de toute bonne collection.

J’ai des dizaines de carnets.

Des carnets de toute sorte, des grands et des petits, des à carreaux, lignés, à feuilles blanches ou à papier recyclé. Des qui servent à dessiner, à écrire, à faire des mémos. La plupart sont encore vierges: tu comprendras qu’un carnet acheté en Thaïlande, un qui vient de l’expo Louise Bourgeois ou un sublime qui m’aura coûté 30 euros, c’est pas pareil qu’un carnet acheté au supermarché. J’ai une préférence pour les élégants de Moleskine et les époustouflants de PaperBlanks, mais au final, peu importe la marque tant qu’il y a l’ivresse n’est-ce pas. Ce n’est pas un hasard si à une certaine époque mon magasin préféré, c’était la Papéthèque, et qu’aujourd’hui c’est devenu l’ahurissant Loft de Siam Discovery (Bangkok). Je tombe en pâmoison devant un rayon de papeterie comme une droguée devant un champs de beu inexploré.

En bref, je suis une collectionneuse de carnets voilà c’est dit.

Et toi, à quoi tu joues?