Bookeen
septembre 30, 2008
J’aime les livres, je les accumule, j’en achète des nouveaux tous les mois, je les dévore, mes étagères débordent, je connais tous les résumés des nouveautés sur les étalages “Littérature française” de la Fnac
Mais force est de constater que je n’ai pas vraiment les moyens de m’offrir chaque semaine de nouveaux romans, et je suis assez extrémiste pour ne pas vouloir emprunter à la bibliothèque, car il me faut en plus de la lecture la matérialité, la possession de l’ouvrage. Un livre estampillé “Ouvrage de la bibliothèque X.” sera toujours moins satisfaisant à la lecture qu’un livre à soi propre…
Donc que faire, que choisir? Les nouveautés hightech sont là pour nous sortir de ce dilemme, et j’vais m’offrir ça pour mon anniversaire:
Et je suis attentivement le cours de la Bourse US (vive la crise mondiale) pour pouvoir m’offrir cette petite merveille. Le livre électronique, dont un modèle est sorti à la Fnac pour 299euros (le Sony Reader et sa capacité qui va jusqu’à 160 livres numérisés), est depuis longtemps dans les ventes aux Etats-Unis à moindre coût.
Si on réfléchis aux avantages et inconvénients du livre numérique:
Avantages:
- Aucun encombrement (fini les valises qui ploient sous les kgs de livres quand je pars en vacances)
- Accès à des oeuvres qui ne seront plus réimprimées par les éditeurs, ou des nouveautés.
- Lecture des mangas papier facilitée (sur la DS, c’est moche, sur l’ordi, c’est pas easy non plus)
Inconvénients:
- Disparition du plaisir de lire, qui comporte, pour moi: l’achat, l’odeur du papier, le froissement des pages, la sensation du toucher. C’est d’ailleurs son plus gros inconvénient, qui fait qu’à mon avis le livrel n’aura jamais un succès total chez les bibliophiles. Il y a aussi le fait que la lecture sur une tablette numérique n’a (pour l’instant) pas encore le même confort qu’avec les ouvrages en bon vieux papier.
- Vu qu’en France, le livre électronique n’est pas encore inséré dans les moeurs, les ebooks gratuits proposés sont en général des grands classiques (genre, Bel Ami de Maupassant), et il va falloir un temps infini pour que les nouveautés sortent simultanément en papier et numérisés.
- Toujours parce que la France traîne du c*l, il va falloir du temps pour que les livrels soient tactiles, et encore plus de temps pour passer à un écran souple.
Il est d’ailleurs marrant de constater que tous les modèles de livres numériques ont pour but, au final, de ressembler le plus possible à de vrais livres…
Pour l’instant, je me contenterais donc de l’achat de ce pur objet next gen, et de toute façon il est carrément probable que ca ne m’empêchera pas d’acheter de nouveaux livres, bien réels cette fois-ci…
Carnets de voyage
septembre 29, 2008
Pour l’une de mes options, j’ai choisi comme devoir du semestre la création d’un carnet de voyage sur la Thaïlande, pays que j’ai visité cet été.
Au début j’étais contente: ce devoir où l’esthétique prime et où il n’y a aucune recherche documentaire à faire, ça s’apparente à un loisir, on est bien d’accord. J’allais pouvoir me la péter avec mes croquis, mes aquarelles, la belle calligraphie, en bref, c’était presque trop facile pour être vrai.
Et aujourd’hui je viens de me rendre compte de l’ampleur de la tâche qui m’attendait.
Plus qu’une difficulté littéraire ou artistique, c’est la difficulté des souvenirs qui reviennent.
J’ai réouvert mes carnets de voyages réalisés durant notre parcours, et c’est tout qui me revient en vrac: la chaleur moite et étouffante qui colle à la peau, le marchandage, les odeurs d’épices et de poisson des marché, les vitrines luxueuses des centres commerciaux de Bangkok, les sourires de bienvenue, la pluie de la mousson, les feuilles immenses de la végétation tropicale, la vie en groupe et le vent et l’eau qui éclabousse lorsqu’en pirogue nous remontions les rivières
Et tous ces souvenirs amassés et collés en vrac, dessinés à la và-vite tout au long de ces pages, c’est comme une gifle qui s’abat sur moi, j’avais oublié tout ça, les souvenirs étaient devenus virtuels, enlisés qu’ils étaient dans le quotidien, et de réouvrir ces pages, l’impression d’inachevé remonte brusquement
Je me fous complètement de savoir si un jour je retournerais en Grèce, en Corse, en Europe plus généralement, ou même à New York, il y a quelque chose qui crie en moi, je dois retourner en Thaïlande, je n’ai pas assez vu, pas assez pris, englobé, il faut que j’y retourne
Et la réalisation de ce carnet de voyage va se faire difficilement, à chaque page réalisée, les souvenirs vont affluer et le même élan de coeur
Il faut que j’y retourne
Hey Boy, Hey Girl
septembre 28, 2008
pastels and spindle tree on canvas
septembre 26, 2008
P!nk
septembre 26, 2008
Je me souviens que j’avais acheté le single Get The Party Started quand en 5e on était en voyage scolaire en Allemagne…
J’sais pas, Pink (comme Shakira), j’la kiffe. Elle fait rock, tu vois. Avec sa moue de motarde prête à te cracher dessus, ses coupes de cheveux péroxydées à la saveur beaucoup plus épicée que celles de Gwen Stefani, elle est le prototype de la fille qui s’en laisse pas conter et qui possède ce côté déjanté qui manque à pas mal de stars de la pop music. Et sa voix, bien sûr. C’est comme la voix de Courtney Love, j’ai une préférence pour les voix “j’ai trop abusé des clopes et des substances illicites” rauques, éraillées.
Bon, des fois on se demande pourquoi elle se moque des bimbos quand elle même change 36000 fois de tenue (sexy) dans ses clips. Ca me fait penser à Avril Lavigne période Sk8ter Boy “moi je suis pas comme Britney Spears je porte des baggys et des Converses” et qui désormais se déhanche en corset (“Hot”). Mais les ongles noirs, l’eye-liner et les fringues sexygrungypunky ne suffisent pas pour rendre crédible en chanteuse pop rock, non non. Il faut aussi ce qui va avec, les fringues ne peuvent pas faire illusion éternellement. Pink a ce truc assez authentique pour que je la trouve cool. Voilà, Pink a l’air d’une fille trop cool et je l’aime beaucoup.
Et en plus je la trouve belle. (Surtout avec les cheveux rouges ou noirs + fringues gothisantes, une survivance de mon penchant gothik ouais)
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
septembre 25, 2008
Avant je pensais que 2000 euros/mois était un salaire potable, on va dire normal. J’avais envie de vivre dans un appartement parce que les grandes maisons avec des jardins, c’était super chiant. Je savais pas ce que c’était, la poussière, vu que tout était toujours propre chez nous. Je voyais des trucs à la télé, ou des gens qui en parlaient vaguement, la pauvreté avoir des dettes toucher des bourses crédits à taux réduits problèmes d’argent, je connaissais évidemment les sujets mais pas les faits. Un été, avec mon frère et ma soeur, on a fait un scandale parce que nos vacances devaient se passer qu’en Bretagne et pas à l’étranger, et puis ma soeur avait trop honte quand mon père venait la chercher avec la Clio. Ca faisait pas assez riche quoi. On était des pro dans l’art de faire des crises quand les parents ne voulaient pas nous acheter un truc… La première fois que je suis venue manger chez l’amour de ma vie qui vivait avec sa mère, j’ai dit: “Ah mais vous avez pas de lave-vaisselle?!”. Je savais pas faire la vaisselle ou la lessive, d’ailleurs. J’connaissais pas le bus ou la cantine non plus…
Mais faut m’excuser, oui parce que notre perception du monde découle de l’environnement dans lequel on évolue hein?
Aujourd’hui je ne suis presque plus une petite conne snob, dieu merci. Je suis devenue une pro du ménage et des problèmes de gestion d’argent, je fais mes courses chez Lidl et j’ai compris que la France était un pays pas vraiment riche, et que plus tard je ne serais pas vraiment riche non plus. Tu sais quoi? Même si j’avance en âge (qui dit âge avancé dit décrépitude physique), j’trouve que je commence à devenir quelqu’un, sinon de bien, de pas trop mal.
Et c’est l’essentiel.
Le Pourquoi du Comment on colle une mauvaise réputation aux littéraires
septembre 23, 2008
Anecdote vécue: Sur le campus, pour une fois nous allons manger au RU qui se trouve près de la fac de droit et de l’IEP. 80% des filles là-bas portent un blouson en cuir, des talons, des jeans bien coupés ou des robes in. A bout de bras, sac pliage Longchamp. C’est le festival des franges et de la taille 36, aussi. Et puis nous traversons la rue qui mène à la BU et à la fac de Lettres. Ici, le décor reste le même, seuls les actrices changent: pulls informes, jean-Converses, sacs en tissu et têtes déprimantes. L’université, formidable lieu de meltin-pot, est en fait un endroit où les torchons et les serviettes se mélangent rarement.
Alors je demande: pourquoi, pourquoi les gens en Lettres (dans leur majorité) ne font pas d’efforts vestimentaires? Est-ce qu’apprécier la littérature nécessite forcément d’annihiler le physique? Ou alors ces gens planent sur de trop hautes sphères, sont tellement au-dessus de tout que leur apparence n’importe peu? Mais la plupart des filles en Lettres sont des filles normales (c’est la fac, pas la prépa). Qui dit normal dit préoccupations normales de filles normales. Donc préoccupation un tant soit peu du physique.
Je ne leur demande pas de se muter en pétasses filles à papa qui dévisagent autrui l’oreille vissée à leur Ipod, je ne leur demande pas d’acheter un sac Longchamp ou de maigrir. Mais juste de faire des efforts, merde. D’avoir un brin d’allure. J’ai des élans de désespoir quand je vais en cours et que je vois cette marée humaine qui ne connait que les baskets style Converses, les jeans basiques et les pulls 100% élasthanne. La coupe mi-longueur ou la queue de cheval. Et qui ignore des choses aussi évidentes que: quand t’as de l’acné, tu mets de la crème anti-acné ou t’essaies au moins de cacher ça.
Tu m’étonnes qu’après on jase sur les littéraires. Il y a toujours des raisons, un fond de vérité, pour qu’existent les stéréotypes. L’image de l’intello binoclard et boutonneux? C’est pas une image, c’est une réalité.
You’re my experimental game – just human nature
septembre 23, 2008
Il y a une fille au cours d’Italien qui ressemble à Katy Perry, ce qui fait que je n’arrête pas de la regarder.
Je bosse mes cours et en plus j’ai repris le sport avec le cours de cardio gym, c’est très bien mais avec mes 3 ans de détérioration physique et mes 25 clopes journalières, c’est comme si tous les lundi de 21h à 22h j’allais faire un petit tour en enfer.
Tu seras une artiste, ma fille.
septembre 21, 2008
J’ai commencé à dessiner en même temps qu’à lire, je me souviens qu’en primaire ma classe avait parié qu’en un midi j’aurais pas lu tel livre, et je me souviens combien j’étais fière de me ramener “ah bah j’l'ai fini”. Une année on avait vendu des cartes postales pour financer un voyage de classe, et j’avais fait l’illustration, même que je n’avais pas touché de droits d’auteur… Je voulais être styliste ou dessinatrice. Les gens se pâmaient devant mes oeuvres, quelle artiste!
Au collège je faisais des dessins à mes copines, des BD ou des portraits (toujours sans être payée, l’arnaque). C’est aussi à cette époque que je me suis donné comme défi un été de lire tout Balzac (au final, j’en ai lu que 5). Je venais en cours avec des Tshirts ou des jeans customisés, et tous les mercredis j’allais au cours des Beaux-Arts. A cette époque je voulais être artiste peintre ou romancière. Les copines disaient: Tu es une artiste.
Au lycée après m’être débarassée en partie de l’étiquette d’intello-no life-Sartre dans sous le bras, j’ai arrêté de dessiner pour les gens, j’ai arrêté de peindre et de faire mes Tshirts, j’ai arrêté de lire trois livres par semaine, j’ai découvert des loisirs plus sociaux comme l’alcool ou la fumée. Et aussi la dépression, le cul, l’amour. Dans l’ordre. Les gens ont commencé à ne plus s’ébahir devant ce que je faisais, et la plupart ne connaissaient pas mes passions artistiques.
Aujourd’hui en parcours artistique, j’ai été recalée à l’Ecole Sup’ des BA de Grenoble, je commence à me faire une petite culture en histoire de l’art, et je me fais à l’idée qu’être artiste demande du temps, et que je n’ai pas le talent, le truc, après avoir été lobotomisée par tant de louanges. Ce qui fait que j’enrage toujours de ne pas être à la hauteur de ce que je devrais être, mais je dessine ou peints quand j’ai le temps, je recommence à lire plus régulièrement. Et je caresse comme ambition (pas) secrète qu’un jour après mon parcours dans l’administration culturelle, je pourrais revenir à mon rêve d’enfance: vivre de mon aaart.
Photos: Musée de Grenoble & installation urbaine Exposure
(j’ai pas de fric pour me payer un compte pro FlickR donc à défaut, le mode gallery de wordpress)
Mixed media on canvas
septembre 20, 2008
Ce weekend…
septembre 19, 2008
… Il y a les Journées du Patrimoine.
Avec entrée gratuite dans les musées, visites commentées, performances et autres animations culturelles
Ne manquez pas le rendez-vous <3
My favourite video clips
septembre 19, 2008
Noir Désir – Comme elle vient ( d’une mise en scène gestuelle)
Santogold – L.E.S Artists (d’une tuerie artistique)
Bat for Lashes – Whats a Girl to Do (dérangeants animaux et vélos)
Shivaree – John 2.14 (Alice au pays des merveilles pourrissantes)
The Chemical Brothers – Hey Boy Hey Girl (skeleton vision)
You really are my ecstasy !
septembre 17, 2008
Je suis de ces personnes qui sont obligées de planifier toute leur vie pour ne pas tomber. S’il y a un élément perturbateur qui vient se loger dans mon mécanisme, il fait dérailler le tout, je déraille, et je suis happée dans de mauvaises choses.
Mais je ne m’autorise pas à me laisser aller.
Alors pour ces prochains jours, je m’organise.
- Commentaire composé, Rabelais (Littérature classique)
- Carnet de voyage sur la Thaïlande (Littérature & Peinture)
- Exposé: la technique de la laque (Art moderne)
- Relire le Quart Livre (Rabelais), Le lys dans la vallée (Balzac), les Lais (Marie de France)
Des réjouissances en perspective, mais comme ça j’aurais un rythme de vie cadré et sain. Et c’est c’qui importe, tout compte fait.
Questionnaire de Proust, version partielle
septembre 15, 2008
Ma vertu préférée: le courage
Le principal trait de mon caractère: je sais pas et quand j’ai demandé à mes contacts MSN ils m’ont tous dit quelque chose de différent donc je mets tout ca en vrac: observatrice, réfléchie, sociable, franche, curieuse
La qualité que je préfère chez les hommes: la singularité
La qualité que je préfère chez les femmes: la singularité
Mon principal défaut: fragilité
Ma principale qualité: heureusement que les potes sont là pour m’aider: “ton côté perverse” “la singularité” “l’intelligence” “communicative” “sociable”
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis: la singularité
Mon occupation préférée: écrire
Mon rêve de bonheur: rester avec lui jusqu’à la fin de notre vie (c’est beau)…. bon ok, et être RICHE et faire de mes loisirs mon gagne-pain… ouais ca serait cool ca.
Quel serait mon plus grand malheur ?: le perdre
A part moi -même qui voudrais-je être ?: question physique, trop de monde. Question physique ET mental, je sais pas.
Où aimerais-je vivre ?: A Paris, mais un Paris aéré, sans pollution, sans mentalité de merde, un Paris low-cost, un Paris un peu grenoblois… Ouais bref.
La couleur que je préfère: une non-couleur, un must, le noir
La fleur que j’aime: Oxalis Regnelli
L’oiseau que je préfère: l’aigle ( quand j’étais petite j’en voulais un)
Mes auteurs favoris en prose: voir rubrique “Shades of God”
Mes poètes préférés: Paul Eluard
Mes héros dans la fiction: Solal
Mes héroïnes favorites dans la fiction: Catwoman
Mes compositeurs préférés: Vivaldi
Mes peintres artistes préférés: Annibal Carrache, Léonard de Vinci, Botticelli, Wolfgang Laib
Mes héros dans la vie réelle: ‘a pas.
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle: …….ma mère (rigole pas toi)
Mes héros dans l’histoire: Hildegarde Von Bingen, Rabelais, Voltaire
Ma nourriture et boisson préférée: j’adore trop la gastronomie pour choisir. (Et vodka noire pour la boisson, ou Bailey’s, ca se vaut)
Ce que je déteste par-dessus tout: l’ignorance qui rend les gens cons
Le don de la nature que je voudrais avoir: le charisme, ou la confiance en soi (et puis savoir voler, devenir invisible, contôler les forces obscures?)
Comment j’aimerais mourir: sans regrets
L’état présent de mon esprit: fatigué
La faute qui m’inspire le plus d’indulgence: aucune, et surtout pas la faute d’orthographe!
Ma devise: “On voudrait, s’en tenir à l’ombre. Mais le soleil pleut dans les branches avec une implacable douceur“, c’est pas une devise, mais tout compte fait, je la fais mienne.
















































