Steady As She Goes
novembre 30, 2008
Ca faisait deux ans que j’étais pas revenue sur Deviantart, et il y a toujours des trucs cools dont au final je vais peut-être actualiser un peu ma page.
Plus tard ça sera bien, on aura une belle maison avec des objets design, dans notre cuisine j’aurais des robots Kenwood et des ustensiles Eva Solo. Tous les tableaux et les objets d’arts qui embelliront les pièces seront des petits bijoux dénichés dans les salons et les foires d’art contemporain, et mon bureau de travail sera tout en boiseries, un peu comme dans les cabinets de curiosités du XVIIIe, avec de petites sculptures d’antiques et dans un coin, le chevalet. Sinon le reste sera tout en lignes épurées, parce que nous n’aimons pas le pop art, le décor industriel, le baroque (avec les paravents Audrey Hepburn et les lampes à breloques en plastique, très peu pour moi), le style chalet de montagne ou encore les pseudo reconstitutions de décor asiatique ou indien. Je ferais de notre maison un chef d’oeuvre, si si.
Si je repense à ce que je voulais faire plus tard quand j’avais quinze ou seize ans, au final je me suis pas trop mal débrouillée pour l’instant. Je me suis fait piercer et tatouer, je ne vis pas seule dans un studio ou en colocation, j’ai trouvé l’amour de ma vie tout en ayant pu mener quelques instants une vie sexuelle débridée, je fais des études qui, même si elles m’apportent quelques angoisses (j’aurais dû aller à Sciences Po oui je sais), me plaisent vachement. Je me maintiens à 45kgs et même que je me muscle, j’ai les cheveux de plus en plus longs et puis j’ai pu aller en boîte, me droguer et embrasser des filles, ce qui est bien évidemment super cool et classe quoi. Ouais, c’était ça mes fantasmes à quinze seize ans, j’assume. De toute façon, tout est de la faute de Brian Molko.
Alors bien sûr, il faut nuancer: je ne me ferais sûrement pas repiercer ou tatouer (barrages socio-professionnels), je n’aurais jamais les cheveux bleus et je peux oublier le rêve d’avoir un serpent ou un aigle comme animal familier. Je n’ai jamais sniffé de la coke ou pris des ecsta en boîte, je ne baiserais sûrement jamais avec Brian Molko et il est très incertain que je fasse l’amour avec une fille ou une partouze avec des gens beaux (car les adeptes des orgies sont souvent très moches et très vieux). J’aurais jamais une belle voix ni un talent certain pour la peinture ou le dessin, je gagnerais moins de 3000euros par mois et je ne ressemblerais jamais à des filles comme Eva Green ou Hanna Beth.
Mais bon, il faut savoir adapter ses rêves à leur juste mesure.
Thoughts.
novembre 26, 2008
J’arrive pas à comprendre comment les gens qui m’entourent aspirent à quitter le sol français, dans leur tête, ailleurs c’est mieux, ailleurs c’est étranger donc c’est le terrain des découvertes. Ils disent: après mes études, je me trouverais un métier en Angleterre, aux Etats-Unis (comprenons: Etats-Unis dans le sens New York, pas le fin fond du New Jersey). J’aime pas trop cette idée du l’herbe est plus verte chez le voisin, en France la vie est relativement cool quand même. Et puis dans ma tête, les autres pays sont synonymes de vacances, voyage de découvertes, mais pas “mon futur chez-moi”. Je me méfie de ces aspirations à un ailleurs merveilleux où la vie serait faite de délices et de découvertes infinies. Après tout, après un certain temps dans un pays étranger, ce pays étranger n’est plus étranger et le quotidien qu’ils veulent quitter se retrouve forcément là-bas. C’est la vie ouais.
Tout ça pour dire qu’à chaque fois que je repense à la Thaïlande, je me réitère à moi-même la promesse d’y retourner un jour très bientôt en vacances. Parce que franchement, la Thaïlande, c’est fantastique.
Apocalyptica
novembre 22, 2008
Je passe la plupart de mes samedis soir à bosser, je m’enthousiasme pour des trucs de vieux couples et je regarde Ted chercher la femme de ses rêves dans How I met your mother.
Ce n’est pas que je m’ennuie bien au contraire mais il y a bien longtemps que je travaille, que je n’achète plus rien de futile, que l’on a pas organisé une grande soirée de beuverie, que je ne suis pas allée en boîte avec L., que je n’ai pas fait de trucs débiles entre filles (déguisements de salopes et photos à l’appui), que je ne me suis pas levée la nuit pour aller gerber (réflexion faite, ça ne me manque pas ça, je retire), j’en ai presque oublié la dernière fois où on était explosés de rire dans la nuit, à marcher en circonvolutions.
Il sera bientôt temps de redevenir une vilaine fille.
Shoot the Runner
novembre 19, 2008
Quelques considérations/questions du moment, comme: je veux me faire couper les cheveux, mais quel genre de coupe? Comment vais-je avoir le temps de faire fac-appart-vernissage de Patrick Faigenbaum au musée en 1h? A quel moment caser le commentaire d’arrêt de droit civil avant samedi sachant que le mercredi et le jeudi sont des jours déjà pleins? Quel hôtel parisien au moins deux étoiles n’est pas insalubre? Chrystler et Ford vont-t-ils fermer? Que demander à Noël à part le Code civil et de l’argent? Pourquoi les gens écrivent-ils phantasme au lieu de fantasme?
Et la conclusion hs du soir: pourquoi tu ne te laisses jamais aller? Parce que quand je me laisse aller, je ne suis pas quelqu’un de bien.
Le lubrifiant effet chauffant a son utilité en hiver.
novembre 16, 2008
“Il faut sans doute rappeler, à propos du cinéma pornographique, quelques évidences. La bêtise du cinéma X dominant, je veux dire, de celui qui ne fait qu’exprimer la bêtise de l’idéologie dominante, se mesure au statut qu’il accorde aux caresses. Soit elles sont inexistantes; soit elles servent de préliminaires fonctionnels à l’acte suprême de la Pénétration; ce qui fait du cunnilingus, entre autres choses, une sorte de travail de garagiste (vérification des niveaux de lubrification). On peut interférer de là que notre société abhorre toute espèce de gratuité; et particulièrement la gratuité du plaisir; elle lui préfère la dépense.
Le film X ridiculise le plaisir, il a d’ailleurs la rage de le réduire à un ensemble de trucs techniques, de pénétrations monstrueuses, etc. Sa haine sournoise pour le corps et pour tout ce qui pourrait ressembler à un plaisir véritable ne connaît qu’une exception: l’éjaculation masculine, évènement tellement fondamental que tous ces messieurs se voient obligés de retirer leur organe de l’orifice où ils l’avaient introduit, afin que le spectateur puisse constater, comme l’assesseur d’une élection quelconque: a joui (ne parlons même pas de la naïveté qui consiste à définir la jouissance masculine par l’émission de sperme). De sorte que, si étrange que cela puisse paraître, le spectateur d’un porno de base regarde en fait, pour l’essentiel, des bites.
[...]
Quant à l’irrémédiable dissymétrie entre les sexualités masculine et féminine, elle est systématiquement ignorée, ou rabattue sur des expédients. Une dame sur l’âge et supposée gourmande reçoit en privée une cinquantaine de messieurs. Un individu génitalement gâté par la nature se voit environné d’une nuée de gourgandines en rut. Le film X est un univers aussi autonome du réel que le fut l’épopée médiévale; cela n’implique pas qu’il soit arbitraire vis-à-vis du réel, bien au contraire. Il exprime en fait la conception actuelle de ce qu’il est convenu d’appeler le sexe; tout cela est d’une pauvreté effarante. Pour le coup, on se prend à rêver de ce que pourrait être un autre cinéma “sexuel”. Après tout, jamais on n’a confié à un bon réalisateur la réalisation d’un film de ce genre; en lui attribuant un budget correct, des acteurs acceptables, un scénariste talentueux. Qu’on ne m’objecte pas les quelques films dit érotiques du type Empire des sens, monceau de poncifs usés sur le sexe; ni le consternant Casanova de Fellini, film qui, à ce qu’il m’en souvient, se montre systématiquement hostile au mode de vie de son héros, ce qui est tout de même un comble (imagine-t-on un western tout entier consacré à démontrer l’ineptie de la vie du garçon vacher qui y tiendrait la vedette?).
Tout cela n’est pas bien grave, et le porno est peut-être bête par essence; sa bêtise alors ne serait plus une aliénation, mais tout simplement un trait secondaire, lié à la bêtise de tout univers fantasmatique. Au reste, le plus infâme nanar peut nous exciter, indépendamment de son sens; la qualité des caresses qu’il inspire ne dépend pas de lui, et c’est heureux.
Et puis l’obscénité a ses douceurs; mais c’est dans le secret des chambres.”
Petit éloge de la douceur, S. Audeguy
Slackerbitch, faghag, whore
novembre 14, 2008
Nonobstant le fait que je mange des chocolats Cemoi qui se révèlent pas terribles par rapport à leur prix et qu’avec A. on a un peu raté notre devoir d’art antique (statut du peintre romain? “Il est considéré comme un artisan, donc on a peu de noms et vu qu’il ne gagne pas beaucoup d’argent il doit faire des métiers à côté” j’te jure j’en rigole encore) c’est le weekend et qui dit weekend dit party de folie: commentaire d’arrêt en droit civil, youhou. Mais venons en au fait.
Brian Molko a été, est et sera (éternellement) mon fantasme absolu; je précise que je n’ai jamais autant développé une passion pour une star, d’ailleurs à part lui j’ai aucun fantasme masculin starisé. Mon Brian Molko fantasmé, c’est lui:
On est d’accord, il est MAGNIFIQUE, bien plus que ces sex-symbols traditionnels avec la barbe de trois jours, la machoîre carrée et les abdos saillants. Un homme vraiment homme, c’est pas terrible. Et puis je hais les mecs trop musclés, c’est trop laid, on dirait des persos de Dragon Ball Z d’ailleurs je n’aime pas Dragon Ball Z notamment à cause de tous ces pectoraux dégoûtants.
Bon Brian Molko est humain, il est passé par différents stades plus ou moins potables voire carrément craignos, des fois à cause du maquillage outrancier, des fois à cause de la calvitie. Mais ca restait Brian Molko quoi.
Mais on lui pardonne facilement ses quelques écarts de sex appeal. Parce qu’il est magnifique. Remettons-en une couche:
Oui mais hier par hasard je suis tombée sur des nouvelles photos de lui, et franchement ce n’est pas joli, c’est même tragique. La seule consolation au drame, c’est qu’on voit que les implants capillaires c’est très réussi, ca marche. Mais c’est la seule consolation. Parce que Brian Molko est devenu un espèce de vieux mec aux cheveux de nouveau longs, mais avoir les cheveux longs à un certain âge ca fait vieux crooner sur le retour (surtout en costume), limite pervers. Trop laid. En plus vu qu’il a le double de mon âge il mourra forcément avant moi et je connaîtrais ce désespoir de vieille fan nostalgique du temps passé, comme la vieille folle du documentaire sur Claude François. Ou pas, s’il continue à persister dans le génocide capillaire.
“T’as des mains de squelette” “Merci”
novembre 14, 2008
Its gonna be legen(wait for it?)daryyy
novembre 12, 2008
Comme pas mal d’entre vous le savent, WoW et moi c’est une histoire qui a commencé il y a trois ans. De serveurs privés à serveurs officiels, de perso démoniste à perso démoniste (j’aime que cette classe -so cheated yeah), de périodes sans jouer à des semaines intensives de lvl up, j’ai enfin réussi à me faire un perso correct, lvl 70 évidemment, et pas trop mal stuff. Et puis j’ai arrêté, comme d’hab parce que ca me saoule toujours au bout d’un moment. Sauf que depuis aujourd’hui, Wrath of the Lich King donne le coup d’envoi du lvling 80, avec de nouveaux territoires, la classe des Death Knights, de nouveaux sorts…
Et je ne peux décemment pas me remettre à jouer car jouer à WoW c’est faire passer en premier tes petits po virtuels, ta guilde, vos raids et ton pve/pvp avant le reste et question travail/révisions, pas top… Alors j’attendrais sagement que la pression monte et une fois que l’année sera finie (début juin, ohmygod), je m’y remettrais avec délice.
Violon vs Scratch [ Paul Dateh & Inka One ]
novembre 11, 2008
Les études de droit c’est trop cool
novembre 8, 2008
Si on fait l’impasse sur le fait que j’ai 263 pages de cours en droit civil et 132 (le minimum) pour l’introduction au droit, le droit c’est vraiment cool. Le droit, c’est la rigueur, il n’y a pas de place pour l’approximation ou les grands épanchements de l’imagination créative: codes, règles. Et cette âpreté, ce carcan pour certains, est quelque chose qui rassure: tu sais ou tu ne sais pas, point. C’est une matière qui cadre l’esprit et par là même, le libère (…pour les esprits qui tourbillonnent trop, en tout cas).
Sinon j’ai réécouté Le rouge et le noir d’Aqme, que j’avais découvert sur le IndéTendances Fnac n°5. J’adorais cette chanson à l’époque. Et maintenant, elle est tout simplement immonde, comme mes vieux CDs de black metal que j’avais acheté pour plaire à un type qui ne jurait que par ça. Ca fait mal aux oreilles. Donc au final je me passe du Aldebert (Saint’nitouche) ou du Alexis HK (Le ringard).
Au fait c’est bientôt Noël t’as vu?
Barack Obama, 44e président des Etats-Unis
novembre 5, 2008
J’adore suivre l’actualité économique pendant que je mange.
novembre 4, 2008
Crise financière par-ci, crise du capitalisme par là. Nous autres nés à la fin des années 80, on aura quand même vu pas mal de choses, et nos enfants et petits-enfants se fouteront de notre gueule quand on dira: “Je me rappelle quand on avait des francs“, “J’ai un bac L“, ou encore “à l’époque internet existait pas, et je jouais au Snake sur mon 3310 “. Rien que de penser ça, ça donne un sacré coup de vieux.
Une de mes autres pensées du moment est: la mode est en perpétuel renouvellement des anciennes tendances. On a eu le revival hippy, les années 80, les années 90. Mais que va faire la mode dans dix ans? Une réactualisation de la mode 2000, c’est à dire une ré-réactualisation? Perplexité suprême.
Pour en revenir à la crise du capitalisme, je me dis qu’au final, elle ne se voit pas tant que ça, il y a toujours autant de monde qui va faire ses courses à Monoprix, les prix sont toujours trop élevés chez Maxmara, le loisir qui domine toujours chez le commun des mortels est le café bar-shopping du samedi après-midi. Les gens achètent toujours -moins sûrement- mais on voit pas la différence quand on flâne en ville. Alors qu’il faudrait qu’on se dise: on est moins riches, ca suffit il faut qu’on apprenne à être mesurés et à économiser.
Et pour les gens qui n’arrivent pas à être mesurés (= moi) il y a une solution que je pratique avec frénésie: oui, bosser, réviser, s’occuper l’esprit de choses destinées à être notées. L’énergie dépensière passe dans l’intellectuel.
Et l’énergie intellectuelle récompensée (=métier honorable) servira à l’énergie dépensière. Hééééé oui.
Hé bien?
novembre 1, 2008
Cadeau d’anniversaire de mes parents, que je suis allée acheter aujourd’hui…
Enfin un outil de travail qui va permettre d’optimiser mon temps de travail! (On passera sur le côté ironique du truc)
Heu sinon près du magasin d’informatique ya un nouveau centre des témoins de Jéhova qui s’est construit. Et ça, ça craint. Mais on s’en fout un peu là: finies, les deux heures par soir à recopier les notes prises en cours, je pourrais enfin les convertir en deux heures de vrai boulot.















