Venus in Furs
mars 31, 2009
Luisantes, luisantes, luisantes bottes de cuir
Femme-enfant fouettant dans l’obscurité
Clubs et grelots, votre servant, ne l’abandonnez pas
Frappez, chère maîtresse, et guérissez son coeur
Les péchés veloutés des caprices nocturnes citadins
Poursuivent les costumes qu’elle portera
Des fourrures d’hermine ornent l’impérieuse
Severin, Severin vous attend là
Je suis fatigué, je suis las
Je pourrais dormir pendant mille ans
Un millier de rêves qui me réveilleraient
Différentes couleurs faites de larmes
Embrassez la botte de cuir luisant, luisant
Cuir luisant dans l’obscurité
La langue de cuir, la ceinture qui vous attend
Frappez, chère maîtresse, et guérissez son coeur
Severin, Severin, parle si doucement
Severin, à bas sur tes genoux fléchis
Goûte le fouet, dans un amour qui n’est pas donné légèrement
Goûte le fouet, maintenant supplie moi
I wanna take a ride on your disco stick
mars 23, 2009

Il faut avouer que pendant longtemps j’ai été une joyeuse inconsciente du monde des réformes et des grèves en cours. Les seules manifs que j’ai faites, c’était à l’époque de Fillon. Et encore, c’était génial parce qu’on allait boire, faire la manif, boire, s’allonger dans le parc après avoir bien gueulé “Fillon si tu savais, ta réforme où on s’la met”, et puis fumer. Il faisait beau, on sautait des cours, c’était les vacances avant l’heure.
Mais force est d’avouer que je faisais partie de l’immense majorité des opportunistes qui ne se pensaient pas en danger, et pour qui grève = vacances. Mais cette année, je commence à avoir une conscience citoyenne (pas trop tôt). Et je commence à avoir des envies de meurtre en entendant les gens/voyant sur les blogs les étudiants qui se plaignent du mouvement, je commence à m’impatienter en voyant que rien ne bouge du côté des médias et du gouvernement.
La plupart des gens ne se rendent pas compte de l’impact désastreux qu’aura la mastérisation (et encore, ce n’est qu’une partie de la catastrophe à venir) sur l’avenir de ceux qui viendront après nous. Ceux qui ne se tiennent pas au courant ne savent que “putain, les profs sont encore en grève ils foutent rien” (NB: j’ai une mère prof, et les profs ne foutent pas rien, déjà). Mais le problème c’est que la mastérisation pour les futurs enseignants, cela signifie que les profs seront encore plus médiocres qu’ils ne l’étaient auparavant: on a tous râlé sur des profs nullissimes, ceux qui ne savaient pas enseigner, ceux qui n’avaient aucune autorité, bienvenue dans le nouveau monde de l’éducation prévu par le gouvernement: l’IUFM qui disparaît, remplacé par un master incohérent où les futurs profs une fois titularisés seront projetés dans les écoles primaires/collèges/lycées sans avoir été formés sur le terrain auparavant, vu que le stage pratique est rayé du programme. Et puis il y a la privatisation sous-jacente, les facs qui seront petit à petit subordonnées à de grandes entreprises, l’accentuation des inégalités déjà criantes (qui voudra financer les facs de lettres-psycho-socio?).
Bien sûr, le mouvement s’accompagne des dérives inhérentes à toute opposition: il y a les gens qui gangrènent les AG de sujets qui ne devraient pas y figurer (les suppressions d’emploi Caterpillar, franchement, ne mélangeons pas tout okay), les grévistes anarchistes qui veulent tout faire péter parce que ces débiles n’ont trouvé aucun sens à donner à leur vie sinon que la lutte “contre le pouvoir”.
Ca fait sept semaines que j’ai que un ou deux cours par ci par là, et depuis deux semaines, aucun, vu qu’il y a le Printemps des chaises et des tables, on se fait virer des cours par les grévistes, qui nous cataloguent un peu trop vite “de droite” étant donné qu’on voudrait quand même avoir cours. Ceux qui aimeraient quand même savoir si oui ou non les partiels seront maintenus sont méprisés (“Pourquoi penser à ça quand notre éducation est en danger?”).
Contre les réformes en cours, la mobilisation, oui, mais le durcissement des positions fait que si tu n’es pas radical t’es un vendu du gouvernement. C’est ça le pire dans ces mouvements: d’un côté le gouvernement, de l’autre les mobilisés passionnés, et au milieu la majorité muette (souvent avec l’opposition mais trop passive). Et ce n’est pas prêt de changer.
ps: cela dit, je veux bien qu’on me donne mon dernier semestre de licence aha.
Pomme C
mars 18, 2009

J’aime pas les Mac.
C’est bizarre d’ailleurs, pour quelqu’un qui aime bien les nouveaux trucs tendances, j’ai l’impression que ca ne colle pas, que je devrais kiffer. Mais bon je suis du camp PC, de ceux qui disent: les Mac c’est pourri (à part quand t’es infographiste et pour tous les trucs artistiques), c’est juste esthétique sinon ça sert à rien. Dans les pubs marrantes Mac vs PC, si tu vas au-delà de l’aspect drôlatique et bien ficelé de cette campagne, force est de constater que Mac met surtout en avant l’aspect créatif (Ilife) mais pas forcément la performance des autres logiciels quoi. C’est peut-être simple à utiliser, joli à regarder -et très cher pour de la bonne qualité, c’est d’ailleurs pour ça que pas mal de Mac users sont des gens qui aiment montrer leur hypitude coûteuse-, mais tu peux laisser tomber les jeux et la logithèque fournie.
Je suis tellement réfractaire à tout ce qui vient d’Apple (jusqu’il y a peu, ils étaient classés dans la liste noire de Greenpeace d’ailleurs) que je n’aurais jamais d’Ipod, l’Iphone ne me fait pas bander, Itunes je l’ai téléchargé ya quelques semaines mais quasi jamais utilisé.
Boon il faut dire aussi que je déteste tout ce qui est trop à la mode, ça joue aussi.
17 mars 2008
mars 17, 2009

6e semaine de grève et de blocage divers, du travail à faire quand même, les AG qui servent à rien rabâcher les mêmes motions, regarder tout Heroes, attendre la venue de L. samedi, ma gerbille qui est morte et qu’on est allé enterrer dans le parc à côté, le soleil, les mails aux profs, du droit à ficher et à ficher, le Printemps des Chaises, trouver un job pour cet été pendant que mes parents seront aux Etats-Unis (…), les couples qui se disloquent, le vin blanc, mon nouveau sac Minelli, les plannings de révision, les journaux anarchistes qui font peine, les vacances qui se profilent au loin,
trop dur de trouver des choses à dire dans ces conditions là.
Ah tiens si, j’vais te dire mon type de fille: des filles aux cheveux sombres, à la bouche pleine et au visage sculpté, le nez droit mutin, beaucoup de provocation et de sensualité, minces évidemment, habillées plutôt rock destroy, ou alors féminines à l’extrême, un peu vamp mais pas à l’excès, du noir autour des yeux et beaucoup d’intelligence et de bon sens, une voix rauque, de la souffrance ou quelque chose qui s’en rapproche, de l’élégance et une certaine folie qui fait que les gens normaux admirent ou détestent.
Human nature
mars 5, 2009
A lire aussi, l’ultra célèbre expérience de Stanford: sur wikipedia bien sûr