Dream
avril 28, 2009

Dans le lot de mes capacités prodigieuses (…), il y a entre autre ma particulière facilité à rêver, capacité qui serait un bien piètre don si ce n’était le fait que mes rêves sont particulièrement géniaux.
Je crois que le rêve le plus ancien dont je puisse me souvenir est celui, quand j’avais 14-15 ans et que nous étions en vacances en Bretagne, où j’avais rêvé que ma mère devait monter en voiture pour aller je ne sais où et je savais que si elle partait elle mourrait, donc j’essayais de la retenir mais c’était peine perdue et je la voyais s’éloigner en sachant que je ne la reverrais jamais. Et de ce choc psychologique (je me suis réveillée en pleurant toutes les larmes de mon corps), j’ai commencé ma carrière d’écrivain de rêves.
Depuis, à chaque fois que je me réveille avec le souvenir d’un rêve intéressant, je le note et le nombre de pages words/manuscrites amassées commencent à faire un recueil plutôt bien fourni. J’ai appris à savoir à peu près à quel moment du sommeil paradoxal je peux être quasi-certaine de me réveiller avec le rêve en tête (m’endormir entre 04 et 06h du matin), à regrouper mes rêves en catégories et déceler les points communs que je peux retrouver dans la plupart.
Ce qui est bien, en notant ses rêves, c’est que même des mois ou des années après tu peux t’en souvenir sans même les relire; ce qui fait que je peux en énumérer pas mal de mémoire. Il y a eu entre autres celui où je traversais un paysage de science-fiction en skateboard ultrasonique, celui où nous devions faire face aux attaques des ectoplasmes qui traversaient les gens pour retirer leur substance vitale, le combat contre la fillette maléfique qui créait des vortex entre les dimensions, celui où j’assistais à une scène de torture et d’assassinat dans un goulag chinois. J’ai été poursuivie par les membres d’une secte, des psychopathes déséquilibrés, des esprits maléfiques, tuée par le Comte Millénaire, j’ai endossé le rôle combattante, de participante d’un mmorpg réel, membre d’une confrérie de mutants à la X-Men, yamakasi, conduit des camions, des hélicoptères et des voitures déglinguées.
Dans la plupart des rêves que je qualifie de chouettes/intéressants/géniaux, je suis poursuivie par des méchants abstraits que je ne vois quasiment jamais, accompagnée de compagnons de fortune, et tout au long du rêve nous devons faire face au danger que représentent nos adversaires (mafias, monstres ou autres tueurs). Des fois je suis juste normale, des fois j’ai la chance d’être particulièrement cool, dans le genre Elue à la Buffy ou dotée de capacités physiques hors-normes. Dans la série des rêves réellement flippants, il y a surtout ce rêve fait deux ou trois fois, où je suis propriétaire d’une maison gigantesque dont le sous-sol mène à un hôtel à la Shining, tout en lustres de cristal et tapis de velours grenat et qui me terrifie tellement que je n’ai encore jamais pu oser pousser la porte pour entrer dans ce lieu carrément démoniaque. Mais la plupart du temps ces rêves de poursuite plein de méchants qui veulent ma peau ne sont pas des cauchemars, car 1. je me fais rarement rattraper et 2. je ne ressens quasiment jamais la douleur (en témoigne ce rêve où je me prends une balle en pleine tête).
Ce qui est dommage c’est qu’aucune explication vérifiée sur les rêves n’a encore été trouvée, entre les partisans de la thèse freudienne (du phallus et des vagins partout) ou celle, plus décevante des scientifiques (le cerveau qui construit un schéma potable pour toutes les informations qui s’entrechoquent dans la mémoire), il n’y a pas encore de certitude sur ce qu’ils sont et ce à quoi ils servent. Sinon on peut toujours considérer, comme Van Damme, que les rêves, ben c’est “l’urine du cerveau”…
C’est toujours un réelle plaisir de te lire, malgré que ce blog soit petit a petit mis a l’abandon… =/
Nan j’attends que les gens mettent des commentaires! Mwahaha.
(Et aussi parce que j’ai plein de choses à faire et pas forcément en phase d’inspiration)