SHK PNK

septembre 30, 2009

Je redécouvre Shakaponk et comme tous les vieux trucs que j’avais oublié, c’est jouissif. Ca me rappelle l’époque où j’achetais ROCKmag, Rock&Folk et D-Side et où je découvrais des groupes grâce aux CDs qui étaient inclus dedans. Et c’est toujours intéressant de voir l’évolution des choses, les artistes qui sont devenus super célèbres et ceux qui ont sombré définitivement dans l’oubli

Quoiqu’il en soit Shakaponk ça roxxe!

Pensée de la soirée

septembre 24, 2009

Il est EXTREMEMENT désagréable de penser que pour le concours d’entrée au master de Sciences Po Paris (où il n’y a chaque année que 10% de réussites), je pourrais passer sans trop d’encombre (voire facilement) les deux premières épreuves mais que je pourrais me rater lamentablement (et ce n’est pas un euphémisme) à la troisième, qui est l’épreuve de langue.

Je suis dévariée, je me remets à bosser presque quotidiennement mon anglais (à défaut de réactiver à temps l’allemand ou d’apprendre en speed l’italien) et actuellement, je fais des fautes sur les cahiers de vacance niveau 4e. Niveau 4e quoi. Je mélange le preterit avec le past perfect, j’oublie des verbes basiques, je fais des fautes d’inattention, bref c’est la catastrophe.

Je suis une merde totale et je vais rater ma vie (oui, Sciences Po est ma passerelle pour ma vie future) à cause de ma nullité totale en langues.

J’veux creuser ma tombe et qu’on m’enterre vivante de n’avoir pas réagi à temps à l’atrophie de ma LV2.

Re-edit: mais quelle conne, mais quelle conne. En cinq mois, j’atteindrais dans le meilleur des cas le niveau que j’avais en Te (cad un niveau suppportable à défaut de casser des briques), alors que Sciences Po Paris demande des connaissances niveau master études anglophones. Aaaah.

How we kill stars

septembre 23, 2009

Audrey-kitching-audrey-kitching-2829652-500-760

Les choses détestées que je ne pensais jamais aimer avant (et pourtant..):

- La cigarette

- Les mangas

- Les jeux vidéos

- La vie en couple et ce qui va avec (le mariage, les enfants)

Les choses détestées que je déteste toujours:

- Les grands clichés du manga / les shôjos

- La mièvrerie (s’appeler “mon coeur” ou pire, “mon bébé”, les cadeaux navrants comme les peluches avec des coeurs)

- Les émissions de TV réalité

- Les jeux d’argent (à 16 ans, j’ai acheté un jeu à gratter en prenant comme résolution de ne plus jamais dépenser mon argent dans ce genre de truc inutile ET beauf si je perdais, et j’ai perdu bien évidemment)

- La sodomie (ahah)

- Le poisson, le fromage et les fruits de mer.

Liste non exhaustive bien sûr. Il y a sûrement des tas trucs dans la 1e liste que j’oublie, mais que mon inconscient cache précautionneusement pour ne pas me faire de peine.

(PJ Harvey)
Viens, viens par ici, petit Henry Lee / Et reste toute la nuit avec moi
Tu ne trouveras pas de fille, dans ce foutu monde / Qui sera mieux que moi
Et le vent mugissait, et le vent soufflait

[Refrain] :
La la la la la La la la la la
La la la la lee La la la la lee
Un petit oiseau a chié sur Henry Lee

(Nick Cave)
Je ne peux pas monter, et je ne veux pas monter / Et rester toute la nuit avec toi
Car la femme que j’ai, en cette joyeuse et verte contrée / Je l’aime bien plus que toi
Et le vent mugissait et le vent soufflait

[Refrain]

(Nick Cave)
Elle s’appuya contre la clôture / Juste pour un baiser ou deux
Et avec un petit canif caché dans sa main / Elle le transperça de part en part
Et le vent hurlait et le vent gémissait

[Refrain]

(PJ Harvey)
Viens le prendre par ses petites mains blanches / Viens le prendre par ses pieds
Et jette-le dans ce puits si profond / Qui fait plus de cent pieds
Et le vent mugissait et le vent soufflait

[Refrain]

(PJ Harvey)
Repose ici, repose ici, petit Henry Lee / Jusqu’à ce que ta chair se détache de tes os
Car la femme que tu as, dans cette joyeuse et verte contrée / Peut attendre pour toujours que tu rentres à la maison
Et le vent a vraiment rugis et le vent a gémis

[Refrain]

Lay me down to crawl.

septembre 5, 2009

Placebo feat. Justin Warfield – Spite & Malice

J’ai eu une très grave maladie pendant mon adolescence, entre 15 et 18 ans, et ce virus me laissera sûrement encore des séquelles pendant longtemps.

Je crois que c’est Dan, qui était alors un gamin de 12 ans insolent et génial pour ce qui est des découvertes musicales, qui m’a fait découvrir Placebo à l’époque où j’écoutais encore KoRn et Indochine (aahah pour Indochine, sinon Korn je kiffe toujours), je ne sais plus très bien comment la sauce a pris, dans tous les cas ça a commencé avec Pure Morning.

Je me suis procuré (dans l’ordre): Without You I’m Nothing, Black Market Music, Placebo, Sleeping With Ghosts. Ensuite, j’ai cherché à amasser les singles et collectors qui sortaient, comme le single Taste in Men ou la version non censurée de Protège-Moi qui n’était procurable que dans les Inrocks, les DVDs. J’ai commencé à traîner sur les forums de fans, à écouter les albums tout le temps (sur le chemin des cours, après les cours, avant de m’endormir), à surfer pendant des heures sur les sites qui étaient dédiés au groupe. Placebo a accompagné l’adolescente en crise que j’étais (mondieu que cette phrase est laide) et c’est sûrement cela (la crise d’adolescence) qui a été le vecteur de ma passion maladive (Placebo).

J’étais vraiment une dingue, je connaissais les paroles des quatre albums par coeur et toutes les nuances et interprétations sur ceux-ci (grâce au site Kitsch Object, le meilleur des sites placébiens pour ce qui est des traductions et des interprétations, mais le site a disparu depuis et je suis triste). Je connaissais la biographie de Brian Molko par coeur, dans ses moindres détails, et celle des autres membres dans une moindre mesure. Je traduisais, avec mon dictionnaire français-anglais, les interviews anglaises, et je me suis constitué un énorme classeur avec toutes les paroles/traductions des quatre albums, photos, interviews.

Grâce/à cause de Placebo, j’ai été fascinée par la bisexualité (attrait aggravé par l’androgynie de Molko et mon amitié virtuelle avec Gravity, une fan de Placebo absolument magnifique), apprendre à jouer de la guitare, la drogue, PJ Harvey, Asia Argento, T Rex et Patti Smith, l’auto-destruction.

Forcément, avec des chansons toutes en Mi mineur, la personnalité du chanteur et des paroles comme “I’ve always been an introvert, happily bleeding”, je ne pouvais que me complaire dans cette quasi-idôlatrie souffreteuse. Placebo m’apportait tout ce que je n’avais pas, c’est à dire le charisme et l’insolence, la souffrance des relations perdues, la décadence.

Trash Palace, Brian Molko & Asia Argento – Je t’aime moi non plus

Oui, moi aussi je t’aime Brian. Même si aujourd’hui je ne suis plus accro, que tu es vieux, moche et chauve trop chevelu, que je suis avec l’homme de ma vie, tu peux me proposer une partie de baise quand tu veux où tu veux, mon corps mon âme est à ta disposition.

Dans tous les cas, comme toute groupie fanatique que j’étais (et une parcelle de moi l’est encore après tout), et comme toute “fan respectable” (?), je haïssais les molkettes et encore aujourd’hui je méprise incommensurablement ceux et celles qui aiment le nouveau Placebo (cad celui qui a émergé avec Sleeping With Ghosts). Les gens qui sont fans de Meds, Twenty Years ou The Bitter End. Les incultes qui n’ont jamais ressenti la moindre douleur sur My Sweet Prince, qui restent insensible au diamant brut (aah, la formule) qu’est le premier album, baaah vade retro bande de cons vous êtes indignes d’aimer ce groupe.

Je préfère ceux qui le détestent: qui trouvent que Brian Molko est une tapette, que sa voix est grinçante, que la musique c’est de la merde. Plus il y a de gens qui n’aiment pas, mieux c’est.

Version 2 du clip Nancy Boy