Movies

août 26, 2009

J’ai de l’inspiration en ce  moment, du moins pour les listes: une fois que j’aurais épuisé le filon, il ne me restera plus qu’à me creuser la tête pour trouver d’autres sujets. En attendant, on va passer aux films

Au grand dam des copains/connaissances cinéphiles, je m’en fous un peu du cinéma: tant qu’il y a de l’action, des héros qui ont la classe et une histoire assez crédible pour être prise dedans, je suis satisfaite. On m’a dit l’autre jour: “Ah bah c’est bien, tu as encore une matière à exploiter”, oui mais pas aujourd’hui, ni dans le demain immédiat, j’ai tellement à faire dans la vraie vie (et dans les livres) que je n’ai pas envie de me prendre la tête sur les films d’auteur conceptuels.

Dans tous les cas, hier je suis allée voir Inglourious Basterds en V.O et c’était bien cool, mais là je vais parler  surtout des films (surtout mauvais) qui m’ont assez traumatisée pour que je m’en souvienne encore pendant des années.

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Il y a d’abord eu L’effrontée, qu’on avait vu au collège: je ne me souviens pas de l’histoire, juste qu’il m’avait crispée et que depuis je ne supporte pas de voir la gueule de Charlotte Gainsbourg. Ni de Lou Doillon ou de Jane Birkin, elles se ressemblent.

Et puis à 11-12 ans, ma meilleure copine de l’époque (bien plus mature que moi qui jouait encore à faire la cuisinière avec mon frère et ma soeur, et à dessiner des costumes pour mes poupées -passons-) m’a fait voir mon premier (et mon deuxième) film d’horreur: Chucky la poupée maléfique, et La fiançée de Chucky. J’ai revu un des films il y a un an, et quand bien même les effets spéciaux sont trop laids et que je n’étais pas censée avoir peur, j’avais peur.

Il y a eu Saint Ange, film d’horreur français et qui dit film d’horreur français dit histoire incompréhensible avec une fin incompréhensible: avec C., à la fin du film, on a passé deux heures à tenter de trouver une explication (en vain). Je n’ai plus regardé de film d’horreur français après, je m’en suis tenu aux grosses machines US bien plus claires (la version américaine de The Grudge, Gothika et autres daubes).

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Le plus horrible de tous les films d’horreur que j’ai vu (bon, j’en ai pas vu des masses non plus), ce fut Silent Hill. Mon copain et notre pote, qui avaient joué au jeu, l’ont trouvé nul et pas du tout effrayant alors que j’ai passé les trois quarts du temps à rien regarder tellement c’était horrifiant. Pourtant, comme tout un chacun, j’ai de la complaisance à regarder les choses qui font peur (les faits divers glauques, les films avec des zombies). Mais Silent Hill le film faisait appel à des créatures irréalistes, et pas à des monstres conventionnels (le serial killer déshumanisé, le zombie, les petites filles mortes). Et puis le concept était ingénieux (digne d’un cerveau malade, je pars du principe que tous ceux qui imaginent des films ou des livres malsains sont à demi malades eux aussi, il n’y a qu’à voir la tête de Stephen King pour s’en convaincre), avec l’alarme et toutes les créatures de l’enfer qui surgissent alors que tout le monde court pour y échapper. Et puis c’est aussi grâce (à cause de?) à ce film que je visualise à peu près comment un corps humain réagit lorsqu’il brûle. Et ce n’est pas joli joli.

Pour finir, il y a Scarlet Diva. A l’époque, j’étais fan d’Asia Argento parce qu’elle était copine avec Brian Molko et qu’elle correspondait à la fille que j’aurais aimé être, mais je n’avais pas vu ses films alors je me suis dit que Scarlet Diva serait cool à voir. Hé bien je suis sortie du film comme je suis sortie de Requiem for a dream; légèrement sonnée et, comme on dit de par chez nous: en baddant un bon moment.

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En fait j’ai menti, ma relation au cinéma est un peu plus complexe que le triptyque héros classes-histoire claire à défaut d’être crédible-action. Parce que je n’ai pas aimé les films X-Men ou Wanted  (qui réunissent ces trois fonctions) par exemple. Les films asiatiques (Le secret des poignards volants, Les 3 Royaumes, Tigre & Dragon) sont d’ailleurs pour ça d’une redoutable efficacité: les héros ont une classe folle en combat, mais il y a une délicatesse et un charme en eux (et dans l’histoire) que n’a pas un Wolverine. Je baîlle à mort devant les films français d’amour à la con (Mes amis mes amours, Jeux d’enfants et bla et bla), mais j’ai été capable de pleurer toutes les larmes de mon corps devant un ou deux téléfilms d’après-midi avec une histoire niaise (genre le gamin muet rejeté par sa mère aristocrate qui découvre l’amour maternel au fil de l’histoire). J’ai kiffé Dead or Alive alors que le film est complètement à l’ouest du jeu vidéo, mais critiqué à mort Hitman (qui lui aussi est complètement à l’ouest du jeu). En même temps, entre des bonnasses à poil et un type chauve, ya pas photo…

Et s’il faut me traîner devant le dernier Clint Estwood et me convaincre à mort pour un Almodovar (c’est en sortant de la salle/fermant VLC que je suis enthousiaste, mais pas avant), je dois toujours supplier mon homme pour qu’il accepte de regarder avec moi les films documentaires comme Un jour sur terre ou La marche de l’empereur que j’adore. Et puis je déteste les histoires tirées par les cheveux (les revers de situation qui profitent à Indiana Jones ou autres pilleurs de tombe -qui donnent toujours au National Museum de leur pays ces enfoirés, rendez les trésors aux peuples à qui ils appartiennent-), mais j’ai toujours été là pour voir Milla Jovovich s’en sortir dans une ville avec des milliers de zombies. C’est pas très logique vous en conviendrez. Mais j’apprendrais à être un peu moins brouillonne à l’avenir ou, comme en musique, je me complairais dans l’éclectisme qui me donne suffisamment de liberté pour tout apprécier, à défaut de briller en société.

RE III

Always sexy et ce, quelqu’en soient les circonstances.

What should i do

août 19, 2009

Into Wild

A. part en Grande-Bretagne en septembre, L. est en vacances au Canada et va faire le SVE cette année, G. part aussi au Canada mais ce pour plusieurs années, Ax. est en Finlande, Y. rentre des Pays-Bas, C. hésite entre Canada et Australie pour son année sabbatique

Et moi cette année je reste ici, avec mes 32h de cours par semaine et mon job du samedi. Pffff (cela dit, il y aura les 3 semaines/un mois en Thaïlande et pays alentours l’été prochain, mais c’est loin, très loin, trop loin)

En plus c’est bientôt la rentrée.

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Ca faisait au moins deux semaines que je ne m’étais pas levée aussi tôt, ce qui fait que je pense qu’il est trèèès probable que je m’endorme comme une grosse loque tout à l’heure à la piscine.

En tout cas je me sens productive en ce moment (du moins en articles), alors parlons voyage: depuis que je suis toute petite jusqu’à ce que je devienne une étudiante qui veut financer ses voyages elle-même (ce qui est un peu présomptueux, c’est dur d’avoir des sous en fait), on partait en vacances en famille tous les étés et tous les hivers. Mais en faisant une carte de mes vacances, je me suis aperçue qu’au final j’ai pas tant bougé que ça et les petits bonhommes-Moi restent très concentrés en France-zone UE. Et c’est plutôt chouette de voir qu’il y a encore tant de trucs à aller voir plus tard, même si y’a certains endroits que je verrais probablement jamais (genre les pôles ou les dictatures quoi).

France: à peu près les deux tiers visités même si pour la plupart des endroits je ne m’en souviens pas. Et puis c’est pas drôle de se dire qu’on reste dans le pays où l’on vit pour ses vacances.

Corse: oui bon toujours France, mais une France un peu plus exotique. Une villa à côté de celle de Sylvain Augier (le mec qui faisait la Carte aux Trésors que j’adorais à l’époque), les belles plages, beaucoup de promenades harassantes.

Espagne: côte est avec mes parents et deux séjours avec C. hauts en couleur. L’Espagne est cool car dépaysante, pas chère, et est encore un pays assez sympa avec les fumeurs (même si la pression anti-tabac commence à bien se faire sentir)

Autriche-Allemagne: les seuls souvenirs qui me restent sont en vrac les ballades de cinq heures que nos parents nous faisaient faire, la fois où dans un resto j’ai passé dix minutes à m’acharner sur une porte fermée avec des gens qui me disait “Das ist besetzt”, jusqu’à ce que je me rende compte qu’il y avait quelqu’un dedans. Les petits déjeuners géniaux où je pouvais me gaver de jambon cru. Et puis le voyage de classe, dans la famille de ma correspondante, et les allemands qui portaient leur baggy plus bas que terre. Je trouverais ça cool de revenir en Allemagne (surtout que Berlin est devenue la ville phare du moment, mais je devrais peut-être déjà me bouger pour réactiver 7 ans d’allemand dont je n’ai aucun souvenir)

Italie: les vestiges romains, les grosses tablettes de Toblerone et la tour de Pise (il serait temps d’y retourner pour avoir un peu plus de souvenirs)

Grèce: trois séjours de trois semaines avec beaucoup de route, des campings et des hôtels géniaux, avec une bande de potes géniaux pour le 3e séjour, des piscines gigantesques et la chaleur presque insoutenable sur les sites touristiques, et une vieille femme qui m’avait arrêtée pour me serrer les mains (j’étais gothique, et elle pensait sûrement que j’étais en deuil ahah). Cool pays mais pas sûr que j’y retourne avant longtemps.

Etats-Unis, NYC: ben à l’époque ça faisait un an que j’étais avec l’amour de ma vie et je ne pouvais pas me passer de lui, ce qui fait que pendant tout notre séjour là-bas j’ai tiré la gueule et piqué des crises, suis restée à l’hôtel au lieu d’aller voir Central Park. Mais j’ai quand même pas mal visité la ville, assisté à un concert à Harlem et logé à côté du centre de Scientologie, vu je ne sais plus quelle starlette chanteuse. La ville est vraiment vivante, aussi vertigineuse que ce qu’on voit dans les films (écrans géants, limousines) mais ce qu’on ne sait pas c’est qu’il fait 40°C dehors et 12°C dans les endroits fermés car ce sont des malades de l’air conditionné.

Thaïlande: aaah, la Thaïlande, tellement fantastique que j’y retourne l’été prochain pour reprendre une dose de cette drogue.

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Where I want to go (en gras pour les voyages auxquels je tiens vraiment, et les autres par défaut): Europe de l’Est, Angleterre (il faut bien, vu que M. va aller y passer un an en Erasmus pff), Sénégal, Inde, Japon (notre futur gros voyage après la Thaïlande), Inde, et quelques îles (pour le côté paradisiaque de la chose), retourner à NYC pour réparer le voyage un peu raté que j’y avais fait (et aller chez Urban Outfitters).

Le problème, c’est que je ne suis pas trop curieuse, ou alors pour des trucs à contre-courant: la plupart des gens que je connais fantasme plus sur les USA (et je me demande bien pourquoi) que sur la Bulgarie, ou alors sur l’Australie (qui me tente pas vraiment). Je pose pas mal de barrières, genre: Maroc/Tunisie destinations trop vues et revues (comme l’Espagne), pas certaines îles paradisiaques ou la Chine pour la pauvreté criante face au tourisme de masse ou la censure, pas le Royaume-Uni parce qu’il y fait moche. Je sais bien que c’est con (“arrêtes les USA c’est mon rêve”, “La Chine est un pays incroyable” etc), mais bon je ne suis pas une baroudeuse quand bien même j’adore voyager (dans des destinations ciblées).

Bref, alors que la plupart des jeunes d’aujourd’hui sont prêts à tout pour faire la route 66 ou traverser l’Australie -même si cela implique dormir dans la voiture et faire du fruit picking-, je me sens comme une vieille mémère exigeante. Hum.

Your target audience

août 13, 2009

Je suis froissée, il n’y a que Lyz qui a commenté mon dernier article; et pourtant j’y avais mis tout mon coeur (sans compter que c’est chiant de rassembler toutes les images des bouquins). Puisque c’est comme ça, je vais arrêter de parler de moi et continuer dans les séries TV.

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Je plains Jessica (True Blood), car elle est trop mignonne et pourtant, elle a eu le malheur d’être créée vampire alors qu’elle était encore vierge, ce qui fait que même si elle a des relations sexuelles elle redeviens pucelle après chaque rapport (étant donné que les vampires restent à jamais dans l’état où ils étaient lorsqu’ils ont été créés). C’est horrible et je me demande comment elle va se sortir de cette situation.

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Quoiqu’il en soit, au début de True Blood on est fascinés par le ténébreux Bill mais à force, son amour pour Sookie et son côté “toujours droit et intègre” commence à lasser et Eric apparaît comme le type idéal. Méchant (mais pas que), puissant, il est vachement plus intéressant.

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Pour finir, The It Crowd est le nouveau must en série humoristique. Pas prise de tête, drôlatique et sans histoires d’amour gnangnan, ça change de How I Met Your Mother qui commence à me taper sur les nerfs surtout que j’ai épuisé le truc depuis des mois quand plein de gens viennent me dire “oh tu devrais essayer HIMYM, tu connais? C’est génial” Ouais ouais bon, recyclons et passons à autre chose maintenant. Try The It Crowd.

Le roman de ma vie

août 10, 2009

Quand j’étais petite mes parents étaient assez stricts du point de vue éducation culturelle: le souvenir le plus marquant qu’il m’est resté est qu’on avait pas le droit de regarder les Tortues Ninja (!)… Alors pendant que les autres mangeaient leur p’ti dej devant les Minikeums, je lisais.

Je ne sais pas compter combien de livres j’ai lu en vingt ans de vie, ce qui est certain est que jusqu’à quinze-seize ans je m’enfilais plus de cinq bouquins par semaine. Ce rythme effréné vient surtout du fait que je lis à une vitesse assez prodigieuse, dans les 100 pages par heure, et en primaire déjà la classe m’avait donné comme défi de finir je-ne-sais-plus quel bouquin pendant la pause déjeuner; vous ne seriez pas surpris d’apprendre que j’ai triomphé de l’obstacle avec facilité.

Les livres ont forgé une bonne part de ce que je suis aujourd’hui, à force de me faire aspirer dans les pages, j’ai acquis l’orthographe et un style d’écriture qui fait dire à tous mes profs: écriture gracieuse, plaisante, agréable. Sans aucun effort, j’étais l’une des meilleures en français ou en philo, on lisait mes copies, même qu’une copine m’a rappelé que la classe applaudissait parfois. Ca, c’est pour le côté positif de la chose.

Le mauvais côté des livres, c’est d’oublier la vraie vie à côté et de se dissoudre dans celle des héros; je crois que j’ai raté pas mal de choses ou détruit certaines par intoxication littéraire. Je peux aussi facilement dérégler mon rythme de vie, à force d’avoir passé des nuits d’insomniaque plongée dans un univers de mots, il y a des choses qui ne s’apprennent pas dans les pages mais dans la réalité et des fois ça a été un peu dur à vivre ce décalage. Sans compter que les avantages acquis par la lecture et les éloges m’ont fait devenir un peu beaucoup prétentieuse…

Dans tous les cas, petit récap’ de certains livres qui m’ont marquée à différentes périodes de ma vie.

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La tulipe noire, Alexandre Dumas: en CM1 j’avais déjà compris la différence de niveau d’avec mes camarades, ce qui fait que lorsqu’on faisait des sorties bibliothèque et que les autres empruntaient des BDs, j’essayais toujours de me faire remarquer en prenant des pavés. La tulipe noire, c’était donc pour me la péter, et j’en ai quand même chié pour le finir parce que je trouvais le livre trop ennuyeux…

Oh, boy!,  Marie Aude Murail: elle a été mon auteure fétiche quand j’avais 10-13 ans.

Trilogie A la croisée des mondes, Philip Pullman: mon Harry Potter ou mon Seigneur des Anneaux à moi, ça a été A la croisée des mondes

Les Thanatonautes, Bernard Werber: mon auteur préféré entre 14-15 ans.

Les chants de Maldoror, Lautréamont: je l’avais lu alors que j’avais une grippe monstrueuse, l’univers mouvant et hallucinant de Ducasse se mélangeait à la fièvre et donnait un résultat hallucinogène.

De la part de la princesse morte, Kénizé Mourad: je l’avais lu une première fois à quinze ans, et depuis je ne m’en suis jamais lassé.

Lolita, Vladimir Nabokov: le livre qui, même après une dizaine de lectures, me laisse toujours songeuse, je ne sais toujours pas si je l’aime ou pas, c’est un inclassable

Au bonheur des dames, Emile Zola: j’apprécie très moyennement les vieux auteurs (je dois me forcer un peu), mais celui-là fait partie de mes livres préférés, il se mange comme du petit pain et me laisse un petit creux au ventre, toujours, vers la fin.

Capitale de la douleur, Paul Eluard: mon poète préféré, et à l’époque je mettais des petits bouts de papier aux pages où les poèmes me parlaient (ce qui gênait dans les lectures postérieures)

L’être et le néant, Sartre: je ne sais pas si j’aurais dû le lire ou pas, quoiqu’il en soit il m’a apporté beaucoup de lucidité avec la douleur qui en découle.

Hell, Lolita Pille: à l’époque où je voulais être une méchante fille. Maintenant, je le connais par coeur, mais je le relis quelques fois quand je m’ennuie aux toilettes ahah.

Le clan des Otori, Lian Hearn: moi Kaede, toi sire Otori, vestige d’un premier amour…

Fantomette, Georges Chaulet: dans la maison de vacances de mes grands parents, il y avait une grande bibliothèque avec tous les livres de la Bibliothèque rose et verte, et Fantomette était mon idole à huit ans. J’avais même son déguisement…

L’élégance du hérisson, Muriel Barbery: la 2e fois où je l’ai lu, c’était dans le car pour rentrer à G. et en levant les yeux du livre j’étais choquée de me retrouver dans la réalité (pour changer…)

Belle du seigneur, Albert Cohen: mon livre préféré depuis mes seize ans, l’oeuvre que j’emporterais dans ma tombe même. Ma fille je l’appelerais Ariane et tant pis si le père trouve que c’est un prénom prétentieux. (Et mon eeepc s’appelle Solal ahah)

I really need some V

août 9, 2009

True Blood, la nouvelle série qui va bientôt déferler sur la France. Sang, cul, amour, entre Sookie la télépathe et la société vampirique de Louisiane, les caninophiles et le sang de synthèse, bienvenue dans l’univers créé par Alan Bell (American Beauty, Six Feet Under).

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Bad Things de Jace Everett: here

Die Mannequin

août 4, 2009

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Je pars demain jusqu’à samedi à Lorient pour son festival interceltique, si vous y êtes il y aura de grandes chances que vous me rencontriez à deux events, Nuit magique n°5 et Conte à Bulle. Ou alors dans la rue en train de cuver mon cidre?…

Bon sinon j’ai du combattre à mort pour réussir à ce qu’une auto-école de G. accepte de me reprendre (après une dizaine de “désolé, on reprend pas les gens qui ont déjà passé leur permis une fois” ouais vtff), sauf que le monde est une jungle et que je passerais le permis en janvier, sans possibilité de le repasser une troisième fois si j’échoue car “les élèves doivent attendre six mois pour le repasser” et bien sûr, de janvier à mai (expiration de mon code, ndlr) il n’y a pas six mois. En plus, la meuf me l’a bien fait comprendre, même en crachant quelques centaines d’euros je ne fais pas partie de leurs élèves et si ceux-ci veulent ma place au permis, je dois leur laisser humblement. Peut-être qu’au lieu de leur donner 450€ avec un sourire jaune j’aurais dû utiliser cet argent pour corrompre un inspecteur? Ou alors lui offrir mon corps, ou donner mon âme au diable? Je sens que bientôt je vais devoir me résoudre à ces extrêmes, tout ça pour pouvoir polluer encore plus la planète. Bon, et aussi partir en vacances, c’est pas faux. Et faire les courses sans devoir prendre le bus et revenir les bras chargés de sacs pesant dix tonnes. Ouais bref. Si je rate le permis en janvier pour la deuxième fois, et que je doive repartir de zéro, je me suiciderais en envoyant une lettre au gouvernement pour qu’ils prennent des mesures radicales, je serais une martyre de cette belle cause qu’est le permis B…

Ma seule piètre consolation reste cette phrase de mon ex-moniteur: “J’ai remarqué que les gens très intellectuels avaient du mal avec la conduite”. Il me  reste heureusement mon cerveau…

–> Va s-y Revy, explose moi tous ces bâtards des auto-écoles!

Do it do it or die

août 3, 2009

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“Je ne rêve pas d’une révolution douce. Ma passion va à la violence du dépassement, à la violence d’une vie qui ne renonce à rien, non à celle qui, se débondant à force d’avoir été contenue, se replie sur elle-même et se mord la queue avec la rage du chien rivé à sa chaîne. Si je m’assure aujourd’hui que ni le ressentiment ni la vengeance ne viendront armer ma main, c’est dans la tranquille certitude qu’elle frappera sûrement à l’appel des plaisirs. Le feu des désirs brûle mieux que les torches de la rage et du désespoir.”

R. Vaneigem

Bon bah j’ai reroll humaine démoniste sur le serveur Kael’thas.

(y’a que les cons qui ne changent pas d’avis hein)

(lvl 20 là…)

Tu mourras moins bête

juillet 23, 2009

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Quand tu lis pas mal de blogs BD, tu t’aperçois qu’au final il y en a énormément qui se ressemblent, en particulier les blogs de filles (dont j’apprécie d’ailleurs certaines hein) qui sont pour la plupart taillés sur le même modèle: quotidien de fille fashion urbaine avec un petit côté geek, qui possède un chat et des chaussures à talons. Bon. A force, c’est lassant, mais heureusement qu’il y a des exceptions, des bloggeurs que j’apprécie tout particulièrement pour leur coup de crayon et leur humour caustique, voir grinçant. J’avais déjà parlé de Tim, et voici maintenant Marion Montaigne!

Tu mourras moins bête est de loin mon blog BD préféré pour plusieurs raisons: déjà, elle a un style de dessin plutôt masculin, et ça change des Pénélope Jolicoeur, Margaux Motin et j’en passe, et ça c’est plutôt surprenant. D’ailleurs, son alter ego en BD c’est la “professeur Moustache”, plus virile que jamais… Et puis son blog est un véritable puit de sciences, autrement plus fascinant que les posts sur le quotidien: les lecteurs ou elle-même créent des questions (totalement loufoques, du genre “Si je me jette du Golden Gate, vais-je souffrir?”, “Pourquoi faut faire des grosses pelles baveuses quand on sort avec quelqu’un?”, “Pourquoi les femmes sont chiantes?”) et elle y répond en BD. Le résultat est qu’on apprend plein de choses (que ce soit en psycho, en astronomie, littérature, géologie, politique… à chaque fin d’article elle mets en lien les sites sur lesquels elle appuie ses propos, et ce sont généralement des sites sérieux et fiables) tout en crevant de rire à chaque post, parce qu’elle est vraiment géniale pour ce qui est de l’humour décalé, l’ironie, bref elle fait mouche à tous les coups.

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D’ailleurs, selon une interview officieuse (que je n’ai d’ailleurs pas retrouvé sur le net), Marion Montaigne crée souvent ses articles en étant bourrée (véridique ou pas, le résultat est déjanté)…

Sinon, à part son blog, cette dessinatrice a publié plusieurs BD (Panique Organique, La vie des très bêtes…) que je n’ai pas encore eu le temps/la présence d’esprit de lire; quoiqu’il en soit je suis super fan et je cultive activement ma culture G en venant voir très régulièrement ses nouveaux posts.

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Bring the Noise

juillet 20, 2009

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Moi en mission évangélisatrice sur une terre à conquérir?

Non, juste en haut de la montagne qui surplombe Màlaga.

Je ne sais pas ce qui m’a le plus transformée, le voyage en Thaïlande ou de voir comment C. vivait son séjour Erasmus en Espagne, dans tous les cas j’ai attrapé le virus du voyage et je passe désormais des heures à surfer comme une malade sur les sites et les blogs de voyage (avant, je passais tout autant de temps sur les sites de séjours en promotion).

Bon, il y a déjà dans les mois à venir le séjour à Lorient et le long week-end sûrement à Barcelone pour mon anniversaire, mais c’est loin d’être satisfaisant parce que la France et l’Espagne, c’est bien joli, mais c’est loin d’être exaltant.

J’ai eu ma licence (en ratant la mention Bien de peu à cause de ce connard de M. C qui m’a fait rater mon objectif de 0,137 points, c’est crispant), j’ai été admise en licence d’administration publique pour l’année scolaire à venir (sorte de prépa sur un an pour les concours de la fonction publique) et je suis aussi censée bosser dur avec K. pour être admise en master à Sciences Po Paris pour l’année suivante (vous suivez?).

Mais si d’aventure j’échoue au concours, je n’aurais rien de prévu pour 2010-2011, ce qui fait que plutôt que de m’inscrire en master de lettres ou à l’IPAG, j’ai décidé qu’il serait temps que je sorte des chemins battus et aille me confronter au monde. Comme je suis une pro (ou une malade atteinte d’une grave pathologie, au choix) de la planification, je sais déjà à peu près où quand comment j’aimerais partir.

Par exemple, deux à trois semaines en école de langue histoire de me remettre dans le bain de la langue anglaise (et ça me permettra d’être près de l’amour de ma vie qui sera en année Erasmus à ce moment là), et une fois mise en confiance par cette re-formation en accéléré, partir un mois en stage ou en mission humanitaire à l’étranger. Ou alors aller en master de Lettres et en profiter pour passer trois mois à l’étranger avec Erasmus pour écrire mon mémoire (mais la première idée est plus plaisante). En rentrant transformée (ou pas) de mes expériences, je serais ainsi d’attaque pour rebosser et retenter le concours master Sciences Po Paris -qui est, après tout, une sorte de but ultime dans mon parcours scolaire- ou alors le concours des IRA (hautes écoles de l’administration d’Etat). Oui, c’est assez compliqué, mais si ce n’était pas compliqué, ce serait moins rigolo.

Dans tous les cas, je commence à économiser pour qu’on puisse partir tous les deux faire un road trip en Thaïlande l’été prochain. Parce que c’est bien beau de penser à gonfler son CV et améliorer son aptitude aux langues étrangères/à l’indépendance, mais il faut aussi penser à ses vacances.

I can’t get no sleep

juillet 8, 2009

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Je suis plutôt bien calée sur le sujet, j’ai regardé et comparé les films pornos et autres supports érotiques, j’ai lu beaucoup de choses -scientifiques ou non- sur le sujet, mais ma vision se durcit: toute cette industrie, les parades en boîte (car les discothèques sont-elles faites pour autre chose qu’avant tout tirer son coup?), le sport, les séries, testez votre Quotient Sexuel, nouvelle crème dépilatoire trente secondes chrono, épilation brésilienne ou semi-intégrale, soutien-gorge rembourré, string tanga boxer, problème de virginité tardive, vodka orange ou whisky coca, régime Special K spécial bikini, appelez Tania au XX.XX.XX.XX.XX. Notre animalité polie et adoucie, cachée et polissée, et tout le monde se marre devant les vidéos où des singes copulent mais personne ne se regarde ahaner. Sur les tchats il y a moins à cacher et jhsportif43 cherche désespérement sans trouver à coups de: Tu suces? Ca te dirait de me mater à la cam? Tu viens d’où? Et dans la rue les regards, les yeux qui veulent te dire que t’es bien jolie, bien mignonne, bien charmante, bien baisable. En assimilant toutes ces choses là j’ai appris à avoir une vision très masculine, un langage direct et sans fioritures, des tics de mec et ça amuse mais me rend encore plus froide. J’aurais aimé être une jeune fille un peu effarouchée, celle qui cache bien son jeu, mais toute cette mascarade me désespère et m’indiffère.

***

Regardez Secret Diary of a Call Girl, ma nouvelle série fétiche!

Birdy Nam Nam

juillet 6, 2009

Enclenchez la fonction mémoire / il faut produire et reproduire encore

ça n’a pas de fin

Que ce soient tes veines / Ou des circuit d’ordinateur en pleine

possession de nos moyens

A chacun sa prière / Sa nouvelle aube mystique

Et pas le temps pour qu’on s’explique

Ouvrez les royaumes / Crevez les plafonds, il y a des chances

Pour qu’on nous expedie

Au ciel

On veut de la vie

Longtemps, longtemps, longtemps

longtemps

Longtemps, longtemps, longtemps


Holidays

juin 29, 2009

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Alors que je croyais que j’allais rester à G. et V. pendant cet été, je vais finalement partir à Malaga puis au festival de Lorient donc je suis contente. Mais il m’en faut plus, et j’ai d’ores et déjà trouvé mon futur cadeau d’anniversaire: un petit voyage aux vacances de la Toussaint aux îles Canaries, et plus exactement à Fuerteventura.

Mis à part le fait que Fuerteventura sent un peu trop le tourisme de masse un peu beauf (dans le même genre, il y a Phuket en Thaïlande, ou encore Bali ahah), l’endroit a vraiment l’air intéressant et j’ai vraiment envie d’aller faire une excursion sur un volcan et découvrir la flore et la faune marine, les paysages sahariens du nord, les montagnes ocres du centre de l’île.

Ne reste plus qu’à trouver les 400€ qui me manquent sur le budget que j’ai estimé. Parce que c’est bien beau de rêver d’exotisme; encore faut-il suer sang et eau pour réunir les fonds. Et c’est là tout le problème, évidemment.

Driving licence

juin 23, 2009

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Le permis de conduire, c’est mon épée de Damoclès.

J’ai déjà mis un an et demi à passer le code (après une semaine de motivation et un logiciel performant, c’est bon je l’ai enfin passé). Et ça fait environ deux ans et demi que je traîne ce permis de conduire comme un boulet derrière moi. J’en suis à environ 50h de conduite, 50h éparpillées sur deux ans et demi, au gré des retours Valence-Grenoble et une motivation de plus en plus défaillante. Je l’ai passé (et raté lol) en mai dernier. Ca fait un an que je dois le repasser et ça me gonfle, ca me fait chier de rentrer à Valence pour voir que mon niveau a encore baissé (tu m’étonnes, avec deux heures tous les trois mois). Sachant que l’heure de conduite vaut 38€ dans mon auto-école, je n’oserais même pas refaire le calcul de ce que je coûte à mes parents. Et dans trois quatre mois, mon code expire (quelle ironie).

J’aurais pu le passer en juillet, mais en juillet j’ai des tas de choses à faire, et j’aime pas mon auto-école en plus, j’aime pas le permis, je veux mourir.